dimanche 10 mars 2019

Dizaine des Blogueurs #6

Cet article est publié dans le cadre de la dizaine des blogueurs, initiée par El Norton de Last Stop ? This Blog ! et Alexandre et Etienne de La Pop D’Alexandre et Etienne.
Dix Jours, Six Articles, Six Chansons. La liste des participants ICI.
(Après je dois aussi avouer que j'en aurais pas entendu parler sans Xavier...)


 La chanson associée à un voyage inoubliable. 

Ah… Ah j’aimerais pouvoir me la péter à vous parler d’un truc super classe dans un pays lointain, mais je dois bien avouer que, de toutes les catégories, celle-ci est celle pour laquelle j’ai eu le moins à réfléchir, tant la chanson à retenir s’est imposée à mon esprit.

Bienvenue dans « Pourquoi Bon Jovi me fait penser à ma femme, du whisky et South Park en même temps ».

C’est le mois d’Avril 2016 et je viens de me marier. Ma chère et tendre (désormais ma femme) et moi sommes partis en Ecosse pour célébrer nos noces. L’île de Skye, pour être précis. Parce que c’est joli, mais aussi (bonus), l’île où est distillé mon Whisky préféré (j’ai une préférence pour les whiskies tourbés).


Suite à une embrouille à l’aéroport de Glasgow, nous sommes au volant d’une véhicule qui n’est clairement pas fait pour les routes écossaises (on parle d’un pays où l’autoroute est une 2 x 1 voie coincés entre une colline et un lac) et madame essaye de gérer le Kadjar pendant que je gère la musique. Faute d’internet, on gère comme on peut, est on se satisfait de ce qui est présent sur la mémoire de mon téléphone.

Ta - Daaahhhh!!!


Peut-être est-ce parce que j’ai vu ce cher bon Thomas il y a quelques jours (lequel aurait dû être mon témoin s’il n’avait pas été incapable de retrouver sa carte d’identité), mais j’ai donc – logique – These Days (l’album) de ce cher Jon Bon Jovi dans le téléphone. J’en entend rire dans le fond, mais faisons simple : cet album, et plus particulièrement son quatuor d’ouverture, titille la perfection. Vraiment. Pas au second degré. Vraiment.
Et là vous vous dites : l’écosse, ok. Bon Jovi, ok. Où arrive South Park, me demanderez-vous ? Faisons-la en deux temps.
Le refrain de « Something for the pain », second titre de l’album, est tout simplement « Gimme something for the pain / Gimme something for the blues » (C’est une très bonne chanson, où Jon se rend compte avant l’heure qu’à l’instar d’un Weezer pas encore existant, il faut qu’il lui arrive des merdes pour être vraiment inspiré, et réclame des malheurs). Le « hook » final est donc Jon qui gueule GIMME !!…. Something for the Pain… GIMME !! Something for the blues.

Les fans de South Park l’ont déjà compris :



Voilà : outre la visite de la distillerie Talisker, outre les paysages merveilleux de l’Ecosse sauvage, le saumon frais, la vérité simple et crue est que le souvenir le plus marquant de mon voyage de noces est d’être mort de rire dans la voiture à gueuler « Timmy !!! » au bon moment, écoutant Bon Jovi, sur le chemin nous ramenant vers l’aéroport. Bizarrement c’est un cumul de trucs absurdes qui, à mes yeux, nous résument bien.




Merci à tous de m’avoir lu pendant cette dizaine, merci aux organisateurs (c’est marrant, hein, sous la contrainte, j’arrive à écrire – je suis le premier surpris), et à bientôt (j'espère)!

vendredi 8 mars 2019

Dizaine des Blogueurs #5

Cet article est publié dans le cadre de la dizaine des blogueurs, initiée par El Norton de Last Stop ? This Blog ! et Alexandre et Etienne de La Pop D’Alexandre et Etienne.
Dix Jours, Six Articles, Six Chansons. La liste des participants ICI.
(Après je dois aussi avouer que j'en aurais pas entendu parler sans Xavier...)




La chanson qui met des frissons dans le dos.

Me connaissant, il va que la chanson « qui provoque des frissons », forcément, c’est une chanson qui va crescendo. Donc, très probablement, une chanson longue. (Cela va de soi, un crescendo rapide, c’est plus décevant, ça paye trop vite)
Alors il pourrait y en avoir beaucoup qui tiennent cette description, , on aurait pu prendre un des classiques (Un Led Zep, un Free Bird), une plus personnelle (« I know it’s over » des Smiths, « Rebellion (Lies) » d’Arcade Fire, ou un autre morceau larmoyant tourbillonnant comme j’en aime temps mais si peu me viennent à l’esprit dans l’instant…)

Mais le morceau à frisson, comme le morceau à crescendo, à emballement, a un maître. Un maître que j’ai eu la chance de voir à l’œuvre, pire encore, de découvrir à l’œuvre en vrai.

I am Glowing / Look at me now!

Si vous remontez les articles de ce blog, vous verrez que, parmi les quelques que j’ai rapatriés de l’ancien, on trouve mon compte-rendu du live de Nick Cave au Trianon en Février 2013. C’était la petite tournée promo de l’album « Push the sky away », avec chœur d’enfants, album joué en intégralité dans l’ordre pour ouvrir et  best of derrière pour la bonne bouche. Et j’avais fait le non-effort de ne pas écouter l’album avant d’y aller, pour le découvrir « dons son jus ».
Si j’en parle et si vous connaissez l’œuvre du gars, vous savez déjà quels sont les deux mots qui vont tomber dans un instant.

Jubilee Street.

Bien sur cette chanson couvre la plupart des bases évoquées plus tôt. En plus de cela, elle prendre une grandeur, supplémentaire en live, une envolée plus marquée, plus loin plus haut plus fort.
Mais par delà ça… On en a combien, des artistes foutus de sortir une chanson qui devient un « instant classic », après 30 ans de carrière ? (Commentaire valable aussi pour l’album dont elle est tirée en fait).

Si ce titre me fait frissonner, ce n’est pas seulement parce qu’il utilise toutes les ficelles qui peuvent m’arracher des frissons. C’est aussi parce que je ne peux pas l’écouter sans me sentir si chanceux que cette chanson ait croisé mon chemin. Que j’aie (enfin) découvert Nick Cave avant qu’elle sorte, et que lui ait encore été capable de sortir des trucs à pareils à ce moment.
Combien d’artiste ai-je découvert trop tard ? Combien de mes préférés étaient déjà séparés, morts, ou artistiquement à sec quand leur œuvre a atteint mes oreilles ? Que l’un d’entre eux, seulement un, puisse tout à la fois avec la crédibilité d’années de carrière et des chefs-d’œuvre dans sa besace pour que je me penche sur lui, et qu’il soit encore capable de m’offrir plus encore… et que j’y assiste pour la première fois en live, en plus ! Le frisson de cet instant, c’est lui, qui lance encore ses vagues résiduelles, à chaque écoute de ce titre. Tout simplement.






mercredi 6 mars 2019

Dizaine des Blogueurs #4


Cet article est publié dans le cadre de la dizaine des blogueurs, initiée par El Norton de Last Stop ? This Blog ! et Alexandre et Etienne de La Pop D’Alexandre et Etienne.
Dix Jours, Six Articles, Six Chansons. La liste des participants ICI.
(Après je dois aussi avouer que j'en aurais pas entendu parler sans Xavier...)

 La chanson déclic, qui nous a permis de découvrir un nouvel univers musical

De toutes les catégories du challenge, celle-ci est la plus aisée. Et ceux qui me connaissent savent déjà quelle chanson va être postée à la fin de ce paragraphe. Et savent déjà ce que je vais raconter. Mais c’est pas grave il y a peut-être des nouveaux, faites place, tonton Guic’ va vous raconter une histoire.

Au printemps 1999, j’étais pas un « précurseur » en musique. J’empruntais des disques à mes potes, et comme évoqué il y a quelques jours, on était en pleine vague néo-métal et mes potes c’étaient des vrais : Korn, Slipknot, bref, la musique était à la fois un défouloir et une façon de me rebeller contre mes parents en les faisant bien chier et sans avoir conscience du cliché absolu que c’est. (Pourtant j’étais un grand sensible, hein, parce qu’à part Wait & Bleed l’album de Slipknot me foutait plus mal à l’aise qu’autre chose).

Mais de l’autre côté du couloir, ma sœur, de 5 ans mon ainée, avait, elle, vécu le pinacle rock de 1994 – 1996 (avant de chuter dans les bas fonds U2esques). Entre autres elle avait un album où je retrouvais de la colère et de la disto, des batteries bien lourdes qui me plaisaient, copié sur une cassette. Le sixième titre de la face 1 sonnait familier et je l’aimais beaucoup – c’est toujours le cas, hein. Mais… bordel cette plage 2.

Tonight, tonight, titre d’ouverture (après l‘instrumental d’intro) de l’album Mellon Collie and the Infinite Sadness des Smashing Pumpkins, est la chanson la plus importante que j’aie rencontré dans ma vie.

TOUT. SIMPLEMENT.

Un groupe qui avait déjà acquis mon appréciation par sa lourdeur, sa colère, sa violence, tout autant capable de sortir une ballade mélancolique et lumineuse, pleine d’envolées de cordes, de murmure –non suivis de cri- et remplie d’espoir et de positivité.

Le déclic, ici, il ne m’a pas ouvert un univers musical, il m’a ouvert l’Univers de la Musique.
Si cette chanson n’avait pas croisé mon chemin, je n’aurais probablement pas emprunté le double bleu des Beatles à ma mère, pas commencé à remonter le fil pour le redescendre depuis la porte d’à côté. Ce pied dans la porte, il m’a apporté tant. Fort possible que sans cette chanson, j’aurais continué à aimer un disque de-ci de-là, mais je n’aurais pas commencé à chercher tel ou tel album sur la base de son histoire, de sa réputation, de son aura. J’aurais écouté des chansons, voire des disques, pour sûr. Mais je ne me serais pas intéressé à la musique.


Corgan peut bien raconter ce qu’il veut, acheter des ligues de catch et vendre du thé, insulter des journalistes de NBC et poser avec ses chats en couverture de Paws Magazine, j’ai, pour toujours, une dette envers lui. Merci William.


(En plus ce clip il a trop la classe - contrairement à Billy avec des cheveux)

dimanche 3 mars 2019

Dizaine des Blogueurs #3


Cet article est publié dans le cadre de la dizaine des blogueurs, initiée par El Norton de Last Stop ? This Blog ! et Alexandre et Etienne de La Pop D’Alexandre et Etienne.
Dix Jours, Six Articles, Six Chansons. La liste des participants ICI.


(Après je dois aussi avouer que j'en aurais pas entendu parler sans Xavier...)

La chanson que l’on écoute au casque seul le soir


Est-ce que j’ai une gueule à écouter des chansons au casque, seul, le soir ? Vraiment ? Non sérieusement cette catégorie est un peu problématique (et il y a des chances non négligeables qu’elle finisse par recouper avec le 5 ème point).
Reprenons un point de la base : je ne suis pas un délicat, si vous voyez ce que je veux dire. Donc si j’écoute une chanson au casque, je suis pas sur sur que ça va être pour entendre les 3 notes de Cowbell qui se planquent au fond de l’oreille gauche à 1 min 56. J’ai plus tendance à sortir le casque pour m’écouter un truc bien fort sans rien entendre d’autre  et… je ne sais pas comment explique proprement ce truc, mais il y a des titres ou des fois c’est comme si l’électricité des guitares s’écoulait directement en moi et me file une pêche pas possible : l’exemple type étant, bien entendu, les 5 dernières minutes de Free Bird – et beaucoup de hard rock 70’s / 80’s.
L’autre catégorie que je pourrais voir coller à l’écoute au casque (et là on est en plein dans ce qui risque de nous faire empiéter sur la catégorie 5) : les chansons à crescendo. Je vous ferais pas l’affront de donner un exemple, mais disons qu’une bonne chanson (longue, souvent, vers 6 /7 minutes) où les choses, au choix, s’accélèrent, montent, s’enflamment… Dieu que je les aime. (Entre autres parce qu’elles s’achèvent souvent tellement haut qu’une réécoute immédiate est inenvisageable – revenir au calme dont on est parti est insupportable.

Mais pourtant, en y pensant, il est une chanson qui couvre presque l’ensemble de ces bases – au point que l’écouter « pas au casque » ne me satisfait pas autant. Un titre où l’on découvre des arriere-plans délicats, qui emplit de joie et qui y va grandissant. C’est une chanson lumineuse d’un artiste qui ne pète pas toujours la forme, aux arrangements subtils, à la rondeur parfaite, qui monte, petit à petit pour te casser en deux par un changement de mélodie soudain à une minute de la fin…
Non ce n’est pas A.M. 180 de Grandaddy – qui aurait pu être un sérieux concurrent au titre. Mais c’est mon titre préféré du meilleur artiste que j’ai connu trop tard : Junk Bond Trader, d’Elliott Smith.
(Maintenant je la ferme parce que bon Elliott Smith parle pour lui-même)





vendredi 1 mars 2019

Dizaine des Blogueurs #2


Cet article est publié dans le cadre de la dizaine des blogueurs, initiée par El Norton de Last Stop ? This Blog ! et Alexandre et Etienne de La Pop D’Alexandre et Etienne.
Dix Jours, Six Articles, Six Chansons. La liste des participants ICI.


(Après je dois aussi avouer que j'en aurais pas entendu parler sans Xavier...)

1.       La chanson sortie l’année de nos 15 ans

Bon ben celle-là j’ai déjà un souci avec l’intitulé. L’année de mes 15 ans c’est 2000. Mais je suis de Novembre. Donc j’ai eu 15 ans principalement en 2001. On m’excusera donc mon possible « hors sujet » par rapport à l’intitulé de la question.

Avoir 15 ans en l’an 2000 et aimer le rock, voilà qui était une gageure. Trop jeune, trop tard pour pouvoir profiter du Grunge ou de la Britpop. Trop tôt pour profiter du revival Rock 2001 / 2002 en mode Strokes / Libertines. Nous, on avait quoi ? Le skate punk et le néo-métal, symbolisés par les disques qui, je pense, ont le plus circulé, gravés, dans la cour de récré du lycée à l’époque : Americana d’Offspring et la B.O. de Matrix.

Je viens de regarder le Billboard Top 100 Songs de l’an 2000 : c’est un enfer. 2001 c’est dur encore et les premiers morceaux que j’aime qui sortent c’est pas du rock…

Alors parlons plutôt d’un album sorti à peine un mois avant mes 15 ans. Le nouvel album d’un groupe dont je découvrais à l’exact même moment les exploits passés. Un album que tout le monde attendait depuis quelques années. Tout le monde sauf moi, hein, vu que je me prenais tout dans la gueule…. Toutes les époques, tous les genres abordés, y compris le nouveau, et là vous comprenez que je suis en train de causer de Radiohead et Kid A ou pas ?

A quinze ans, j’avais pas vraiment de culture musicale. Les choses arrivaient sans « contexte » si j’ose dire. Prenons un exemple : quand tu ne connais rien, et plus particulièrement (désolé de la banalité de cet exemple, c’est le premier qui me vient) quant on ne connait pas la carrière des Beatles, le virage de 66/67 etc… Eh ben la bascule qui s'opère avec Kid A c’est un truc qui te fout sur le cul, une première, une surprise.

Et comme beaucoup, j’ai eu un mouvement de recul, à la première écoute. Et peut-être est-ce la nostalgie. Ou avoir vu une version live de « Everything in its right place » à la télé des années plus tard et me faire scotcher. Il peut y avoir mille raisons, mais clairement cet album est devenu, depuis, un de ces albums que je n’écoute jamais, mais avec déférence et en ne faisait rien d’autre – la sieste, à la rigueur.
Il y a quelques années j’ai eu une discussion sans fin avec un pote – plus jeune que moi- qui ne parvenait pas à voir l’intérêt même de cet album, l’admiration qu’on peut avoir eu pour Radiohead et ce revirement. J’ai été incapable de lui donner une réponse «absolue », qui ne prenne pas en compte le contexte dans lequel cet album est sorti. A fortiori, je me sentais bien con à le justifier, moi qui suis le premier à dire que Sgt Pepper est un album plus « important » que bon (Pas taper).

Est-ce l’émotion pure de la voix au milieu d’une instrumentation robotique et désincarnée qui fait que ça marche avec moi ? Ou est-ce une nostalgie de mes 15 ans qui me revient en pleine face et accentue l’émotion présente ? Est-ce que je tombe juste dans un panneau un peu trop gros ?
J’en sais rien. Mais je sais que lors de mon écoute bisannuelle de cet album, Idioteque est un morceau au début duquel je suis au pic de l’excitation, et à la fin duquel je suis lessivé. Cela ne peut pas être que moi.

PS: La gueule, sur cette couverture de Spin...


mercredi 27 février 2019

Dizaine des Blogueurs #1


Cet article est publié dans le cadre de la dizaine des blogueurs, initiée par El Norton de Last Stop ? This Blog ! et Alexandre et Etienne de La Pop D’Alexandre et Etienne.
Dix Jours, Six Articles, Six Chansons. La liste des participants ICI.
(Après je dois aussi avouer que j'en aurais pas entendu parler sans Xavier...)


1.       Chanson qui évoque l’enfance.


Pour cette catégorie, le choix a été vite fait, à ma propre surprise. Il faut voir que la musique n’était pas vraiment au cœur de mes préoccupations dans mon enfance. J’étais un auditeur régulier de Rire & Chansons – tout joueur de Megadrive sait qu’on joue avec la radio en fond - mais j’étais plutôt là pour le rire et les chansons je les subissais plus qu’autre chose. (Bette Davies Eyes de Kim Carnes et la moitié du répertoire du Supertramp réveillent encore instantanément ce sentiment de « je veux pas aller à l’école demain » en moi).
Et de fait, à part quelques disques (le second best of de Queen, le best of des Beach Boys, qui tournaient chez mes cousins quand on leur rendait visite pendant les vacances), il n’y a pas beaucoup de disques qui résonnent « enfance » en moi. Aussi, c’était le moment ou l’eurodance battait son plein, je vais pas trop en parler, en partie par honte, en partie parce que j’ai quelques noms en tête mais serait bien en peine, aujourd’hui, de vous dire quelle édition de Dance Machine était la meilleure.
Pourtant… pourtant, vers mes 7/8 ans je dirais, je passais pas mal de temps à squatter la platine vinyle de ma mère (qui se mettait en route toute seule simplement en pressant un bouton, beauté de la technologie des années 1970). Que j’utilisais surtout pour écouter la collection d’album de Coluche sur scène que possédaient mes parents (voyez, on en revient à Rire & Chansons).
Mais il y avait aussi ce disque auquel je pense encore souvent… Tout en m’en rapellant assez mal (faisons simple : je suis ultra frustré de ne pas l’avoir retrouvé quand j’ai refouillé dans les disques de ma mère, alors que j’y ai pourtant trouvé des pépites genre le single de Ruby Tuesday avec « I love you Brian and Mick » écrit dessus).

Bref : Alain Souchon. C’était un 4 titres (ou 6 ? Je ne me rappelle que de 4 des titres et ne trouve pas le bouzin sur Discogs), avec un livret reprenant les paroles, et des illustrations. Une sorte de parfaite introduction pour un gamin, hein. Je me rappelle de 4 titres présents dessus : Allo Maman Bobo, Papa Mambo, J’ai 10 ans et… Jamais Content.
Jamais content, en plus avec ces illustrations, est une chanson parfaite pour un gamin. Cette mélodie de comptine, cette rythmique simple et entêtante… C’est narquois, c’est drôle, c’est fun, c’est idéal. Et ce phrasé, cette sorte de « Petit Nicolas» 70’s… évidement que ça causait à un gamin comme moi.
25 ans plus tard, j’aime toujours autant Souchon, parfois plus pour sa tendresse que ses élans de morgue (Au ras des Pâquerettes reste un chef d’œuvre de pop française – bien plus que C’est déjà ça donc les arrangements - et les références à Paul-Loup Sulitzer dans une des plus grandes chansons de tous les temps - ont si mal vieilli). Mais un J’ai 10 ans, un Bidon, un Jamais Content, ça fait toujours plaisir.
Allez, tous ensemble… Carrément méchant, jamais content !



samedi 2 juin 2018

And I knew the meaning of it all

"Most great records really start with the drums"

William Patrick Corgan, Visionnaire



Once upon a time in my life
Adore a 20 ans. Même si je ne l’ai, personnellement, découvert que près de deux ans après sa sortie, Dieu que le temps passe vite, et que les souvenirs sont vivants. Chaque fois que je l’écoute, j’ai l’impression de prendre le bus 181 en Juin 2000. Un autre monde et un autre moi reviennent l’espace d’un instant. Ce n’est même pas une question de nostalgie de l’époque (qui pourrait être nostalgique de la fin de la seconde, de ses premiers échecs sentimentaux, du bus 181 ?), juste un impact inexplicable. Unique. Tout à la fois la raison pour laquelle la musique a une si grande place dans ma vie et la raison pour laquelle je ne parviendrais jamais à l’expliquer à quelqu’un qui n’a pas le même lien à celle-ci. La liste des disques qui me renvoient sans trop d’effort à un moment précis du temps est conséquente (tristement elle ne s’agrandit plus beaucoup) mais la force des souvenirs associés à celui-ci est impressionnante.
Ecouter Tear me dépose dans le bus 181, qui arrive à l’arrêt Pierre et Marie Curie. Je devrais m’en foutre, c’est même pas mon arrêt. Il pleut des trombes. Je vais galérer depuis la mairie jusqu’à chez ma Grand-mère.
Ecouter « Behold ! The Night mare » me dépose dans la salle à manger bordélique de la maison de campagne. La cassette TDK sur laquelle j’ai copié l’album emprunté à la médiathèque est calée dans mon walkman, et j’écoute l’album alors que je cherche la fraîcheur, loin de ce mois d’Aout caniculaire.
Ecouter Crestfallen me renvoie en cours de maths. Dieu que je n’aime pas les dérivées (je ne sais pas encore à l’époque que c’est toute une branche des maths nommées « analyse » que j’exècre). Mon voisin, une des trois fans des Pumpkins de mon lycée, a les premières paroles de la chanson (Who am I ? To need you when I’m down) écrites sur la pochette dans laquelle il range ses cours. C’est écrit là depuis Septembre, mais je comprends enfin d’où ça vient
Ecouter Annie-Dog me renvoie dans mon appartement nancéen, assis devant mon PC, guitare sur les genoux et Guitar Pro lancé sur le PC, tentant de rejouer à la guitare la partition de piano de cette chanson.
Et je ne peux plus écouter Shame sans penser à la fois où, découvrant la source de bootlegs du groupe qu’est archive.org, et en écoutant un en revenant du boulot (je bossais encore à Saint Denis à l’époque), j’ai été soudainement… transfixé, descendant du RER et me voyant pris par surprise par l’irruption d’un solo de guitare du feu de Dieu au milieu de cette version.
(Aussi, une fois, j’ai bondi de ma chaise parce que Daphne Descends passait en fond d’un reportage sur l’étape du jour du Tour de France au JT du soir de France 2 – évidement il était tombé des trombes pendant toute l’étape).

Cette liste, aussi amusante à compiler pour moi qu’il a dû être chiant pour vous de la lire, reste incomplète, bien sûr (elle ne couvre « que »  10 ans). Et encore, elle ne fait probablement que gratter la surface. J’aimais déjà les Smashing Pumpkins en découvrant cet album. Pardon : j’aimais Mellon Collie. A l’évidence, j’avais conscience de la différence de contenu, de style, d’ambiance, entre cet album et le précédent. Mais je n’avais pas forcément conscience du virage que cela représentait dans la carrière toute entière du groupe. Plus que toute autre chose, cet album a fini de faire ce que Mellon Collie avait commencé : m’ouvrir l‘esprit. Et les oreilles. J’avais aimé Mellon Collie pour ses moments de colère (on va pas dire que je « venais du métal », mais clairement, à l’époque, pour qu’un truc m’intéresse, me plaise, il fallait qu’il « tabasse »), et ses moments plus calmes, au début écoutés par défaut (béni soit le walkman qui rendait plus court d’écouter une chanson que d’avancer pour trouver en visant bien le début de la suivante), avait fini par se faire une place au sein de ma personne. Le fait est que Mellon Collie and the Infinite Sadness, est, littéralement et aussi bizarre que ça paraisse, le lien entre le premier album de Slipknot et le best of bleu des Beatles dans mon exploration musicale – et Tonight, tonight la chanson la plus importante de ma vie. Adore a fini le travail.



On attend le bus 181

In you I taste God

C’est probablement le tout premier album auquel j’ai « laissé sa chance ». Comprendre le premier où j’ai fait confiance à un artiste que j’aimais déjà, et l’ai laissé m’emporter dans une direction inconnue, vers un truc qui n’était pas vraiment ma came voire vraiment pas ma came à l’époque –la plupart des inspirations de cet album je ne les découvrirai que des années plus tard.1 Quelque chose d’assez paradoxal si on considère que cet album a fait se détourner une bonne partie des fans du groupe quand, pour moi, il est une raison supplémentaire (voire la raison ultime) d’aimer ce groupe qui, justement, a des choses différentes à dire- mais par pure honnêteté, je me dois de dire qu’à ma toute première écoute j’étais pas 100 % convaincu.
C’est le premier album qui m’a fait ressentir des choses. Par delà les paroles (que je connaissais par cœur mais sans forcément les comprendre vraiment2), le chant et ses intonations, la musique elle –même m’a dit tant au court des années.  Une musique qui aujourd’hui m’inspirerait un paquet d’adjectifs à la con que je n’hésiterais pas à balancer (du décharné, du froid – ce qui n’est même pas vrai, cet album n’est pas froid, il est… humide donc on a l’impression qu’il est froid, du désincarné…) mais qui à l’époque (et aujourd’hui encore, vu qu’il est impossible de redécouvrir un album qu’on connait déjà) était un flot de sentiments sur lesquels il m’était difficile de mettre le doigt. Des images, aussi. Ce son en fond (un criquet ?), cette guitare acoustique… cet album s’ouvre, pour moi, sur un lever de soleil. Cela a toujours été le cas, cela sera toujours le cas. Bref… m’a fait comprendre que, même pop, la musique est un art. Qu’elle est là pour bien plus que mon divertissement. Qu’il y a plus, bien plus, beaucoup plus, qu'agréablement passer le temps, à gagner ici.3
Enfin, c’est (bien évidement) l’album qui m’a fait découvrir la valeur cathartique d’écouter des trucs déprimants quand ça va mal. Valeur qui a depuis évoluée, cet album devenant ce lieu hors du temps où je peux me réfugier, cette heure où je connais tout, où rien ne bouge, où je suis bien. Enfin, où rien ne bouge… Avec le temps, la froideur initiale laisse place à d’autres choses, et clairement, « Pug » est plus sexy que déprimante à mes yeux aujourd’hui.
Marrant, j’ai encore utilisé froid alors que justement, je pense que cet album est tout sauf froid. Il est à fleur de peau, d’une sincérité et d’une honnêteté surpassant les autres albums de déprime que je révérais à l’époque. Et c’est clairement la raison pour laquelle il est encore là contrairement à, entres autres, OK Computer ou Funeral (dont je n’écoute plus que des titres épars).
Depuis j’ai vieilli, grandi, appris. Comme presque tout album auquel je tiens, il a subi un retournement et j’en préfère aujourd’hui la face B à la face A (façon de parler – en vinyle, c’est un album à trois faces). Les écoutes que j’en fais sont plus éparses (et Dieu merci : ça veut dire que les choses pas trop mal 4)
Et quand je dis que j’ai appris, comprenez : j’ai appris le contexte d’enregistrement de cet album. J’ai appris les liens qu’il a avec d’autres albums et en quoi, bordel, l’année 1997/98 de Corgan j’ai pas forcément envie de la vivre.
Je suspecte qu’il est temps de faire ce que j’ai toujours évité en 18 ans de passion. C’est très probablement la seule façon de vous convaincre un tant soit peu que non, ce n’est pas que de la nostalgie ado ou de la révérence vis-à-vis d’un disque arrivé au bon endroit au bon moment. Passons aux choses sérieuses et chroniquons-le, ou du moins essayons.

Where has your heart run to ?

1997 est une année lourde en conséquences pour les Smashing Pumpkins. La plus évidente est le licenciement (pas forcément à l’amiable) de leur batteur, Jimmy Chamberlain, qui n’a rien trouvé de mieux à faire qu’une overdose surt la tournée de l’album Mellon Collie and the Infinite Sadness, tournée couronnant le succès sans précédent (pour le groupe, pour une double album, pour un album avec un nom pareil qui ne soit pas signé Yes) dudit album.
Or quiconque a écouté, disons Bullet with butterfly wings vous dira que Chamberlain c’est pas Jean-Michel Fournier, batteur du groupe de jazz de la MJC de Thonance les Moulins. C’est un mastodonte qui tabasse ses peaux avec une énergie enviable, pour qui tenir un rythme veut dire répéter le même roulement en boucle. Et pour un groupe de grunge (enfin, anciennement) perdre son batteur n’est pas idéal. Il sera remplacé, sur cet album, par Matt Walker de Filter (qui ouvrait sur la tournée pour les Pumpkins et l’a remplacé pour la fin), mais les percussions seront gardées au minimum. Les deux singles publiés entre les deux albums montrent, de plus, un intérêt porté par le groupe pour les accompagnements électroniques (Eye pour David Lynch et The Beginning is the End is the Beginning6 pour Joel Schumacher. Un grand écart que seul ce groupe pouvait faire).
Et non seulement le groupe subit ce départ, mais les dissensions commence à se sentir (après la rupture -bien consommée - de James et D’Arcy, maintenant James a des velléités telles qu’il sort un album solo - bizarrement lumineux pour la chronique d’une rupture - et à côté de ça, le seul truc sur lequel ils arrivent à se mettre d'accord en studio c'est envoyer chier Corgan), le patron divorce et perd sa mère. Et, logiquement, cela se ressent dès la pochette. La ravissante fillette surfant sur une étoile de la pochette multicolore de Mellon Collie laisse la place à une danseuse fantomatique, sur une photo noir et blanche qui prend tout la pochette, sur laquelle est surimposé, dans un coin, discrètement, le titre de l’album, seul : Adore.
Cette pochette annonce la couleur, et c’est gris5. Un album dépouillé, ne respirant pas la joie de vivre, où les seules étincelles de lumières proviennent de crépuscules mornes. De fait, passé la tendre To Sheila d’ouverture (le plus beau et le plus dépouillé des titres acoustiques du groupe, où l’on découvre que malgré la voix de Corgan, pourtant connue pour être très particulière, peut se faire caressante et tendre comme on ne s’y attendait pas), la lumière ne se rallumera pas avant l’intriguant instrumental d’outro.
Entre les deux, le voyage au sein de l’introspection au cœur d’un Billy Corgan en plein doute passe par nombre de nuances. L’ensemble de l’album conserve la teinte d’une sorte de new-wave electro-folk, ce qui ne veut certes rien dire mais offre une description assez complète. A l’exception du single Ava Adore (et encore) l’album est placé sous le signe des boucles électro, du piano contemplatif et des cordes. Le cliché serait bien entendu de dire que c’est l’album de la maturité. Et pour une fois c’est vrai. Mais pas juste on se calme, mais la maturité dans le vertige de la célébrité, l’acceptation de la perte, de l’échec présent malgré tout, l’art d’apprendre à vivre avec ses regrets. Corgan est la rockstar la moins rock n’ roll du monde en 1998, et ce ne sont pas ses potes qui vont l’aider à s’en sortir : pour se changer les idées, il bosse avec Manson sur l’album narrant comment la célébrité te pourrit la vie, ou avec Courtney Love sur un album narrant… la même chose avec une dose de veuvage en plus7

Mégateuf Brian! Mégateuf Courtney!

Adore est un album qui se prend de plein fouet l’angoisse, véritable et concrète, de la briéveté de la vie, de l’amour, de l’amitié. Une seconde fin du grunge, qui s’est d’abord pris de plein fouet la réalité du Teenage Angst dont il parlait, et réalise que derrière, il y a un Adult Angst qui fait presque plus mal. L’album de la douleur du fade away pour ceux qui n’ont pas pu, pas voulu burn out. Et les masques tombent, le rock disparaît et ne reste qu’un mec qui aura beau construire le plus bel écrin de surcouches électro ou acoustiques, se voit là, seul, avec sa voix qu’on sent prête à craquer à chaque instant (ce qui fait de For Martha, sommet d'émotion de l'album au sujet de la perte de sa mèreun exercice d’équilibre improbable). Rien ne symbolise mieux, à mes yeux, la sensation du ciel qui s’écroule et du sol qui s’effondre que la descente de batterie qui ouvre Tear : ce son, c’est le jingle qui retentit quand on se fait larguer.
Chacun trouvera une apogée différente dans cet album. Plus j’ai vieilli, plus je l’ai vu se repousser vers la fin. De Ava Adore, à Tear, à Pug, à For Martha, à … Blank Page. Chanson unique dans le répertoire du groupe. Billy, son piano, qui…. Raconte quelque chose. Se plaignant tout à la fois de l’insomnie, de la page blanche, désespéré, Billy fait ce qu’il n’a jamais fait auparavant. Pas de texte abstrait, pas de titre alambiqué n'apparaissant pas au sein des paroles… tellement désemparé qu’il ne sait comment remplir la page blanche autrement qu’en disant, purement et simplement, ce qu’il a fait, une anecdote du pathétique, et ce qu’il a ressenti. Lui. Pas de masque. Et le titre de s’achever dans un fade out au milieu d’une phrase. Les verrous ont sauté, il pourrait continuer à vider son sac à jamais. Restent 17 secondes pour redonner foi en l’avenir.

Adore est un album unique. Son obscure clarté, son honnêteté, le virage qu’il constitue, virage subi par la force des choses tout autant sinon plus que par volonté d’expérimenter… c’est un alignement des planètes comme il n’y en a pas tous les jours, dont j’ai eu la chance d’en être témoin, et sur lequel chaque personne qui en a été témoin ne saurait tarir d’éloges.

You make me real , Strong as I feel

Le trio de fans de mes 14 ans existe encore, en quelque sorte, mais maintenant il est constitué de membres différents ; Thomas, Xavier et moi. De façon amusante, je réalise qu’on tient tous les trois pour acquis la grandeur de cet album. Sans jamais, je pense, avoir discuté de pourquoi. De ce qui le rend unique à nos yeux à chacun… Et je suspecte que c’est parce qu’il nous touche, chacun, à un degré beaucoup trop intime.
J’ai vieilli, mais pas lui (c’est l’album au remaster le plus inutile du monde - pas banal pour un album où le nom de Flood apparaît). Aujourd’hui encore, j’ai eu comme un vertige en découvrant à quel point certaines paroles entraient en totale résonance avec des sentiments que j’ai pu avoir ces dernières années. On l’aime justement pour ça. Par instants, par fulgurances, il arrive à parfaitement exprimer nos croyances et nos doutes, nos craintes et nos espoirs, face aux plus intimes des sujets : la mort, l’amour, la foi. C’est peut-être pas Rock n’ Roll, mais au final… On s’en fout, non ?

( Deux jours après la sortie de l'album et quelques heures avant de jouer au palais des sports, le groupe joue, pendant une heure, sur le toit de la Fnac des Ternes. Que des titres d'Adore. On sent bien à quel point ils sont rincés, ce qui fait de cette version de Blank Page (qui se voit agrémentée, en live, de soli de guitare très sympa) une de mes préférées, la voix de Corgan est vraiment, vraiment sur la brèche au début, très probablement parce qu'il est éreinté. Silver linings.)
1 Il est facile (et souvent légitime) de se moquer de la capacité que peut avoir un adolescent à fanatiser les artistes qu’il aime, mais bordel, quand on tombe juste, sur le bon, c’est tout simplement idéal. Les portes que ça peut ouvrir….  Aussi, pour louper la référence que peut faire un album qui se clôt par un instrumental de 17 seconds nommé 17 fallait vraiment que ma culture musicale soit pas top à ce moment-là.
2 On pardonnera le niveau d’anglais que j’avais à cet âge, mais de façon amusante, certaines de erreurs de traduction que je faisais à l’époque sont restées gravées, et des fois au milieu d’une écoute actuelle, je découvre que bien que poétique la traduction gravée dans ma tête est quand même toute pêtée (to blame = à blâmer, pas « trop blême »)
3 Débat éternel que j’aurais eu nombre de fois et m’aura presque fait me fâcher avec certains. Adore est mon 2001, l’odyssée de l’espace à moi, presque : l’œuvre d’un art qui m’aura fait comprendre… l’existence même de cet art. De même que 2001 est le film qui m’aura fait prendre conscience (comme cela est arrivé à nombre de personnes) que le cinéma, ce n’est pas que raconter une histoire avec des images. (Je suis tellement pas clair mais il y a un point tellement difficile à exprimer ici…. Disons que dans la découverte de l’art il y a forcément un point de rupture. Celui où l’on réalise à quel point il y a plus à ce qu’on écoute, lit, regarde que juste « qu’est-ce que ça raconte ». La réalisation de « l’existence » du style en littérature, de la production en musique, de la réalisation au ciné… qui offre ce ressenti par delà ce que l’on raconte. Et le fait que ça parait naturel alors qu’on se fait juste piéger par des mecs qui ont pensé la réponse émotionnelle qu’on a – Il y a des pages à gratter sur le sujet, et je ne suis probablement pas la personne la plus habilitée.)
4 Je peux vous l’avouer, à chaque décès d’un proche, For Martha fait un tour sur la platine
5 Comme le mercure, obsession récurante et intriguante de Corgan que j'aimerai comprendre un jour.
6 A ne pas confondre avec The End is the Beginning is the End, sa face B. Qui tabasse un peu plus.
7 Outre les thématiques communes et la contribution corganienne, évoquons les teintes de gris des pochettes de ces albums respectifs, et j’avoue que ça fait quelques années que j’aimerais écrire un truc sur une analyse parallèle de ces trois albums mais bon on va pas se voiler la face ça n’arrivera probablement jamais. Et oui je sais, tout ce qu’il reste « officiellement » de Corgan sur Mechanical Animals c’est des chœurs sur un morceau.