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dimanche 6 mai 2018

99 - DZ Deathrays - Bloodstreams (2012)

-          Bonjour messieurs, vous êtes?
-          DZ Deathrays
-          OK, donc, BZ Deadstay
-          Non, DZ Deathrays.
-          OK… Vous êtes sur que vous en faites pas un peu trop?
-          Non, on est jeunes et on est là pour exploser le carcan du rock n’ roll moderne.
-          OK… mais votre nom sonne comme une arme inventée par une méchant de James Bond… Enfin, d’Austin Powers.
-          Ouais mais faut voir la pochette de notre album aussi.
-          Qui sera ?
-          Genre 2 Ramones mais leurs têtes… C’est des crânes en métal.
-          L’espace d’un instant j’ai vraiment eu peur que vous disiez cristal, pour être honnête. Enfin bref, c’est quoi votre style ?
-          On a pas de style. On est la relève d’un rock n’ roll décrépit. On aime crier dans des micros avec des guitares tranchantes et une batterie martiale.
-          Du hardcore quoi
-          Mais nos chansons elles font 3 minutes.
-          Du punk donc.
-          Et on a des effets sur nos guitares pour sonner plus métalliques, plus électronique.
-          De l’électro-punk, du coup ?
-          Et on chante sur le fait qu’on est en colère et qu’on veut faire la fête parce qu’on est jeunes.
-          Excusez-moi mais je me dois de vous arrêter derechef. L’un d’entre vous a-t-il des liens avec un certain Andrew W.K. ? Parce qu’on a déjà essayé en 2001 de refourguer à nos auditeurs quelqu’un de ce nom, j’ai une obligation de transparence, et ça ferait mauvais genre si on découvrait que vous avez des liens avec lui, messieurs…
-          Non non. On le connaît vite fait, mais sans plus, j’vous l’jure. Mais du coup, transparence aussi, hein, on doit vous dire qu’on a une chanson qui s’appelle « No sleep ‘till you pass out ».
-          Soit donc une variation… « distinguée » sur le thème du « Party til you puke » du sieur W.K.
-          En quelque sorte. Mais je vous jure, il y a rien d’autre, hein. On a beaucoup moins de synthé. On a juste plus de pédales d’effets sur la guitare. Mais je vous jure, on tabasse quand même. Mais on est pas unidimensionnels non plus. Des fois, on ralentit le tempo, parfois pour un titre, parfois au milieu d’un morceau et puis comme ça on sonne menaçants.
-          Ouh, voilà qui m’interesse. Un côté sombre, mélancolique peut-être, un peu malsain, voilà qui plait à défaut d’être original.
-          Ouais, et une fois qu’on a bien posé l’ambiance glauque et menaçante, eh ben, vous savez ce qu’on fait ?
-          J’ai une légère idée, mais allez – y quand même…
-          On branche les guitares et on fait tout péter et on a notre batteur qui se démène sur sa grosse caisse et ça fait du bruit.
-          Signez ici, ici, et ici, initiales en bas de chaque page.
-          Au fait, vous venez d’Australie du coup… vous penseriez quoi, de changer votre nom pour « Antarctic Monkeys » ?



Probabilités de réécoute : Proches de 0%, vraiment.

Morceaux Marquants : No Sleep, Gebbie Street. Aussi, marquant, mais dans le sens opposé de d’habitude : Personne en ce monde ne devrait avoir à écouter un truc comme « Debt Death »

mercredi 1 novembre 2017

100. The Builders and the Butchers - Western Medicine (2013)

Eh ben mes aïeux. On est dans le dur, là. Des sonorités country, des déclamations d’Apocalypse, des plans pour des enterrements et tout. On est pas dans la joyeuseté absolue, mais ça a une classe non négligeable.
Un point spécial pour le concept de « je voulais aller à la rivière pour me laver de mes péchés mais elle était asséchée donc j’ai du les laver de mes larmes », le tout sur fond de grosse caisse apocalyptique. Je ne sais pas si ce concept a un sens pour vous, mais pour moi, il en a un : c’est cette grosse caisse qu’on laisse résonner, généralement en causant d’apocalypse (d'où son nom), sur des chansons Country. Si vous ne voyez pas, il y en a un très bon exemple sur « No Roses » qui est peut-être la meilleure chanson de l’album – en tous ca la plus caractéristique de ce que cet album a à offrir. Du désespoir festif. Une voix masculine très particulière à laquelle vient occasionnellement se mêler une agréable vois féminine. Une ambiance dont une ne parvient pas à savoir si elle est western ou désertique (de toutes façon, « The Desert is on Fire ». Quand ça veut pas…)
J’ai vraiment beaucoup aimé cet album pour le coup. Le fait que j’aie, à ce moment là, été en train de lire (de finir, enfin !) le tome 4 de La Tour Sombre peut avoir joué, tant cet album se prête vraiment à cette ambiance de Western mystique. Il y a un côté Nick Cave années 90, un côté sudiste (cliché sudiste, hein, les gars sont de Portland en fait), et je réalise que si j’ai tant de mal à définir, cerner, ou décrire leur musique, c’est peut-être aussi pas que ma faute vu que Wikipédia se sent obligé de la coller dans pas moins de 6 catégories différentes.
Bref. Un très bon album qui va te distiller juste ce qu’il faut de clichés pour que ce soit agréable, sans se vautrer dedans. Grosse caisse apocalyptique (donc), check. Cavalcades de caisse claire, check. Banjo ? Bien sur. Des trompettes pour sonner desperado, oui, aussi. Du soleil qui crame, de la pluie qui n’arrive pas et de la poussière à laquelle on va retourner ? Mais c’est une évidence mon ami.
Bref, voilà un album qu’il est bien et qui va vous rappeler, à tous qui me lisez, que c’est quand même mieux quand je déteste les choses parce que je suis plus en verve.
Un seul bémol : je ne comprends pas que les titres fassent tous 6 minutes sur la face A, et tous les titres « courts » (3 à 4 minutes) soient de l’autre côté. Si les plus longs n’étaient pas meilleurs, ça me paraîtrait insensé.



Probabilités de Réécoute : On va frôler le 100 % mais on va pas déconner, je vais mettre 90 % parce qu’on est jamais sur de rien. Cela dit, vous savez quoi ? Je vais peut-être même pousser le vice jusqu’à écouter leurs autres albums.

Morceaux marquants : Dirt in the Ground, No Roses, Pennies in the Well.

mardi 3 octobre 2017

101. Phanthom Buffalo - Tadaloora (2012)

Il m’apparait indispensable de prefacer ces quelques mots d’un aveu: je n’aime pas Love (le groupe. Pas Courtney, que j’adore). La raison m’en échappe. Quoique, non, j’en connais très bien la raison: J’ai découvert Forever Changes à un moment de ma vie totalement déprimant, et la première fois que j’ai écouté “Alone again or” est probablement un des moments de ma vie où je me suis senti le plus triste. De mon existence entière. Ce titre est foutu de me replonger dans des abîmes de malaise et de mal-êtrre en quelques notes, c’est terrifiant. The Red Telephone n’arrange pas les choses. Du coup, je hais cet album. Et n’ai pas forcément creusé plus loin. Donc, je n’aime pas Love. Mais ce n’est pas pour autant que ce n’est pas un bon groupe.

C’était un point qu’il me paraissait important d’expliciter avant de parler d’un groupe qui semble à ce point inspîré par le groupe pré-cité.

Cependant, à mesure qu’on s’échappe des premiers titres, ce sont des influences similaires mais que je digère mieux qui s’échappent… Une peu de Zombies (même si sans la maestria des anglais pour brosser des mélodies vocales limpides), du Elliott Smith période X/O ou, plus encore, Figure 8. Et on se laisse petit à petit happer par moment par un album qui présente, à mon avis, un défaut majeur : il est trop long. Ce n’es tpas le premier que j’ai eu à écouter dans la liste qui me parait trop long (Brett, c’est à toi que je parle), mais là, j’ai vraiment, vraiment du mal à l’écouter d’une traite, même en fond d’une autre activité. Peut-être même surtout en fond d’une autre activité, tant cet album semble plein dans chacun de ces morceaux, plein d’arrangements plein d’idées, et du coup poussant parfois à la surcharge de l’esprit de l’auditeur.
 Certains titres, Foghorn par exemple, sont assez plaisants à la première écoute, mais se voient sautés dès la .. troisième réécoute ? D’autres, bien au contraire, offrent un univers large et animé qui embarque l’auditeur, tel Amateur Florist, immédiat successeur du précédent, qui sonne comme s’il avait été écrit spécifiquement pour qu’un jour Wes Anderson l’utilise dans un de ses films.
Mais du coup, la juxtaposition de l’un à l’autre se voit assez éreintante.  Du coup on retient
plus des lignes mélodiques, des moments, des envolées (vous savez tous à quel point je suis sensibles aux envolées, ne le niez pas), que des titres – moins encore un album.
Et alors que je prenais mon mal en patience, à un moment il y a un morceau qui soudain à capté mon attention (au bout de 3 minutes 30), le dénommé Frost Throat. Tout à la fois j’étais content de commencer à moins m’emmerder, mais aussi, la triste réalisation que pour re-capter mon attention, l’album doit sortir la grosse artillerie (distorsion, riff sabbathien, mec qui gueule « I rule the Sky » et solo de guitare), me fait me poser la question : Suis-je devenu un beauf ?

Dieu merci, après cela ça se calme, on a droit à des morceaux de pop fin 60’s classieux, mais classiques, donc je peux m’en retourner à mon calme dédain pour cet album, qui au final ne m’inspire que ces quelques mots : « Ben, Y a pas à dire, c’est bien fait, hein. ».

Voilà. De là, je m’en retourne vers ma médiocrité et contempler le fait que ma sensibilité pop est probablement en bien mauvais état.



Probabilité de réécoute : J’ai envie de dire 10 % mais le fait est que j’ai déjà galéré à écouter l’album en entier (je crois y être parvenu au, quoi, 5 eme essai ? Qu’est-ce que tu veux que j’écoute Flag City alors qu’il y a un Kula Shaker qui m’attend plus loin dans la liste ??) Donc 0.5 %. Suis pas à l’abri que Spotify décide de m’en balancer un extrait alors que je regarde ailleurs.

Morceaux Marquants : Amateur Florist, la dernière minute de Frost Throat

vendredi 8 septembre 2017

102. The Pains of Being Pure at Heart - The Pains of Being Pure at Heart (2009)

OK, autant les précédents étaient des albums que je n’avais jamais écouté, autant celui-ci… du coup il me parait pas inutile, par souci honnêteté, que je prévienne si j’ai un passif avec l’album ou le groupe concerné. Pour les POBPAH (Pains of Being Pure at Heart, pas Palais Omnisport de Bercy Paris Accor Hotel), c’est simple : j’ai pas mal écouté cet album à sa sortie, j’aimais bien, j’ai encore plus écouté le second (Belong), que j’ai même en vinyle mais n’ai pas du placer sur la platine depuis facilement 4 ans maintenant (Même s'il est bleu, et que, comme je suis superficiel, les vinyles qui sont "jolis" ont plus de chance de voir la platine que les autres, chez moi). Donc je pense que certaines mélodies vont me retaper dans l’oreille mais je n’ai pas tant de souvenirs que cela.

OK, j’ai écrit ça avant même de réécouter une seule note de l’album. Vous savez quoi ? J’étais sincère à l’époque (hier donc), mais je suis un imbécile.
Je ne suis pas certain et je n’ai même pas été vérifier, mais dès les premières secondes, j’ai cru me rappeler que l’album était sorti en Février 2009 (aucune idée de la véracité de cette assertion, flemme de vérifier). Et je me revois, sortant d’une année (2008) pleine d’émotions, et passée à être obsédé, musicalement, par les Smiths et Mötley Crüe. Mélange bizarre, certes, mais qui aurait du préparer le terrain à un groupe à ce point obsédé, lui aussi, par des années 80 dont on avait pas fini de bouffer. Pourtant, je me rappelle ne pas avoir aimé cet album plus que ça… Et c’est en fait toujours plutôt d’actualité. Certes, il me renvoie quelques années en arrière. Certes, il a une luminosité en lui, résonne comme un matin d’été (Du coup, s'il est effectivement sorti en Février, c'est con). Mais vraiment… ce sous-mixage des voix m’en demande bien trop. Pas étonnant, de fait, que les morceaux que j’apprécie le plus sur cet albums sont ceux offrants des passages instrumentaux un peu long (le dernier, mais aussi le pont de Young Adult Friction, dont je dois avouer que ce n’est qu’en le réécoutant pour les besoins de ces quelques mots que j’ai compris le jeu de mots du titre.)
This love is fucking right ! tient toujours la route (je crois me souvenir que c’était mon morceau préféré à l’époque – et je me souvenais de lui ouvrant l’album ? Je ne sais pas, je vous parle d’un temps où l’extraction du zip chopé sur Megaupload ne se passait pas toujours bien, l’avantage de Spotify c’est que les choses sont dans l’ordre, au moins.)

Pour résumer, c’est un album de revival honnête, mais de revival d’un type de musique que j’apprécie sans en être passionné. Dans le genre, (et du coup pour des versions originales), j’aurais personnellement tendance à conseiller aux amateurs de compilations la coffret « Scared to Get Happy » (qui reprend le gros de l’indie pop anglais des années 80), qui contient nombre de perles ayant très probablement inspiré les Pains of Being Pure at heart.

L’album n’en reste pas moins à même de faire sourire, voire danser, et c’était pas désagréable de le redécouvrir.

(On a le droit de le dire que le clip de revival 80's c'est un exercice codifié à crever, et que du coup ça ressemble toujours à du foutage de gueule?)

Chances de réécoutes : 100 % de chances que je le réécoute au moins une fois. Dans 5 ans.

Titres marquants : Young Adult Friction, This love is fucking right!, Gentle Sons.

jeudi 31 août 2017

103. Brett Anderson - Brett Anderson (2007)


La première fois que j’ai entendu parler de cet album, c’était peu après sa sortie. Donc (mathématiques) en 2007. Donc (honte) à un moment ou je ne savais pas qu’il existait un groupe important qui s’appelait Suede et que ce gars en était le chanteur à l’époque. Donc (logique) j’en avais un peu rien à faire de cet album. Et Suede n’était que le nom d’un groupe dont je voyais bien trop souvent le dernier disque au milieu des ventes d’occasion de Gibert. (Cela dit, Pulp aussi en fait, croyez le ou non).

Pourtant, 10 ans après sa sortie et en ayant découvert l’œuvre de Suede… Je n’avais toujours pas écouté cet album. Je ne sais pas à quoi m’attendre, et en même temps j’ai ma petite idée. Brett en T-shirt sur son canapé ça va nous roucouler du crooning (roucrooner du coup) dans le creux de l’oreille.

Soyons honnête : Brett est en voix, mais pas en voix. Il reste modéré et ne pousse pas trop loin. Si on était un salaud amateur de jeux de mots (ce que je suis un peu), on pourrait nommer sa chronique So old.

Pourtant… Il y a là un savoir faire, un talent, et une sincérité loin d’être désagréable. Si l’on prend « I am the Dust », le refrain est quand meme : I am the Dust / you are the Rain / I am the needle / and you are the vein. Et personnellement je me vois écartelé entre “ Bordel qu’est-ce que tu veux raconter Brett? " et reprendre ce refrain en chœur parce que derrière ça envoie quand même de la power ballad sur laquelle je suis incapable de cracher. Je ne saurais même dire si on est vraiment dans la power ballad en fait, mais l’ami Brett fait preuve d’une telle conviction que c’est tout comme.
Enfin, tout embarqué que je sois à l’occasion (et cela m’arrive pas mal sur les trois premiers morceaux), cet album est un peu ce qu’on pourrait craindre qu’il soit. A savoir du Suede mou. On s’est habitué à une flamboyance sur fond de guitares tranchantes.. Là des fois on a de la tristesse sur fond de violons.Les envolées lyriques font l’affaire, mais les titres les plus calmes… Ben ils sont un peu chiants. Genre To the Winter et ses insupportable « Wo ho ho » en fond. Par contre, The Infinite Kiss, lancinant, avec de la guitare dans le fond… Eh ben ça passe tout seul. Même avec des chœurs. A croire que c’est une réaction épidermique personnelle : Brett + Violons = NON.
Et cette nouvelle équation se vérifie sur l’ensemble de l’album. A croire que ce n’est pas le lyrisme ou le calme qui me déplait (Ebony par exemple est très posé, très calme, mais très beau), c’est juste que la musique « orchestrale » (faute d’un meilleur terme) ne convient pas, mais alors pas du tout, à la voix couinante de Brett Anderson (si, il couine, les gars, quand même)
Au final on est face à un album auquel j'aurais tendance à faire des reproches similaires à ceux que je fais au premier album de Jarvis Cocker en solo (1) : les deux proviennent d’artistes que j’aime tellement pour leur prestance, leur flamboyance, leur folie, que le jour où ils se posent calmement, peu importe la qualité des chansons, il y a au fond de moi une intense frustration qui fait que j’ai du mal à apprécier pleinement. Cocker a corrigé ça avec un Further Complications furieux, Anderson en reformant Suede pour un album de résurrection agréablement…. Solide.



Chances de réécoute : 50 %, sincèrement, il a ses bons moments, pas impossible que je le ressorte occasionnellement pour ne serait-ce que ces quelques titres.

Titres marquants : I am the Dust, Ebony, Love is Dead malgré les violons. Mais sérieux. Allez écouter Snowblind sur l’album de reformation de Suede

(1) Et c'est ainsi, mon ami, qu'on boucle une boucle.

dimanche 27 août 2017

104. Bucky - Women, Ladies & Girls sing the Bucky Songbook (Sauf qu'en fait non) (2012)



Il faut croire que je n’ai pas de chance. Ou qu’on me met des bâtons dans les roues. Toujours est-il que, si Bucky est bien présent sur Spotify, seul l’album d’avant s’y trouve. Du coup c’est celui – ci dont on va discuter. Pour une raison de… de franchement c’était un bordel pas possible l’article précédent, au moins celui-ci je l’ai écouté en entier avant de « mettre la plume au papier » comme disent nos amis d’outre-manche même si en fait ce serait plus mettre le doigt à la touche mais on se comprend.
Du coup : Bucky nous livre une série de pop-song courtes (on dépasse pas souvent les 2 minutes, c’est dire), aux relents indie (la voix toujours au bord de chanter faux) et aux paroles toujours amusantes, parfois hilarantes. En particulier on notera « I am Dark » est son passage en français (Je reconnais beaucoup trop ce que j’étais à 16/17 ans dans cette chanson) ou Dog Calendar (a propos du chien de Cassius Clay tentant d’apprendre à jouer de la batterie mieux que Ringo Starr ?!). C’est du grand n’importe quoi, c’est gentiment sautillant et fun. Pas la révélation du siècle mais ça s’écoute.
Et je pense qu’un groupe qui trouve le temps de chanter « I’m a pony but soon I will be a horse », ou dédie une chanson de 48 seconde à son amour des bibliothèques et sa volonté de maitriser la Dewey mérite bien qu’on lui accorde une écoute entière. Surtout avec des chansons si courtes, sérieux.

Potentiel de réécoute : 20 % Sous réserve que je n’oublie pas purement et simplement que ce disque existe en fait

Titres Marquants : I am dark / I love the library / Teenage research / Dog calendar…

(Donc je suppose que c'est à ça que c'est supposé ressembler sur le disque dont j'aurais du pouvoir parler...)


jeudi 24 août 2017

105. Deerhunter - Halcyon Digest (2010)

Nota: Cet article a été rédigé en direct live pendant la première (et seule) écoute de cet album. Vous l'auriez sûrement deviné vous même, mais je préfère préciser.

Oh merde du post-punk. Ah non, de la pop atmosphérique. Bon, ouais, ok, c’est beau… Les effets sur la voix font que je comprends rien aux paroles. Le titre d’ouverture j’ai l’impression qu’il empile les clichés. On dirait du sous Radiohead de Hail to the thief (arpèges de guitare sèche, fausse mandoline qui s’emballe, effet en vrac, voix distordue répétant sans cesse la même chose…. Bordel dans quoi je me suis embarqué ?) Le morceau s’appelle Earthquake, et ça au moins c’est une bonne blague. Un tremblement de terre qui m’en touche une sans faire bouger l’autre.
Bon ok dès le second morceau ça sonne comme… a peu près n’importe quel album mal produit de garage californien des 10 dernières années. Sérieux, on me dirait que c’est une chute du Melted de Ty Segall, je le croirais. Du coup en fait j’aime bien. On va voir où ça nous mène. Bon ben on dirait qu’on continue dans cette direction sauf que attention, le refrain c’est « Darkness always / It does not make much sense » sur une musique sautillante. Bonjour, on kiffe l’ironie. Ballade lancinante ensuite. Arf. (C’est moi qui suis vieux ou les guitares électriques claires mais en accordage alternatif à la Jeff Buckley c’est un peu vieilli ?)
Bon OK. Le titre suivant, Memory Boy, a autrement plus de gueule. Une intro à la Turtles, guitares toutes jangly, une bonne mélodie pop, ca parle probablement d’amour et tout. J’avoue, pour classique que ce soit, ce titre claque bien.  Evidemment t’as décidé de gâcher ça dès la chanson d’après, groupe. Evidemment, je suis super rouillé parce que je n’aime pas ce titre pour une raison simple : il me rappelle plein d’autres titres que je n’aime pas. Je le trouve plein de gimmicks provenant d’autres chansons que je n’aime pas, genre cette « descente de guitare crépusculaire TM, je suppose » en fond.
Là où je suis rouillé c’est que j’ai du mal à retrouver dans quelles chansons que je déteste on trouve cela. Puis d’un coup, sur la fin, j’ai bien aimé. Sauf que là j’ai réalisé que j’aimais cette fin instrumentale, mais aussi que c’est parce qu’elle me rappelait « All over the world » des Pixies. Donc je sais pas trop quoi en penser du coup. Si ce n’est que question longueur, ils poussent quand même un peu le bouchon trop loin. La suivante m’a fait peur. Peur qu’on retourne dans les travers de la première. En fait non, petite mélodie sympa, ritournelle. C’est juste dommage qu’ils aient enregistré ça pendant que le producteur était parti. Sérieusement je n’ai rien à dire sur la suivante. Ok, si, je m’emmerde un peu. Surprenant.
C’est très bizarre, en fait, cet exercice. Se forcer à écouter un album, entier, et à prendre des notes. Je le réalise maintenant. C’est fun, mais bizarre. Je sais pas dans quelle mesure je suis de mauvais foi, ou juste brutalement honnête.
Et suivante… Ben oui, vendu, dès les premières mesures, je sais que ça va pas me déplaire. C’est simple et carré et un peu passé, certes, mais ce côté jangly, ça me parle, en fait. Donc j’imagine qu’au final, ça va être un album dont j’aime un titre sur deux, c’est ça ?  En fait, j’aime même beaucoup celui-là. Du coup a priori la suivante du coup… Oh merde. Piano tristounet…. Ah non. Tu vas arrêter d’essayer de me donner tort, Disque, ce serait sympa merci. OH PUTAIN DU SAXO. Mais ça passe. Elle est même plutôt bien cette chanson en fait. Bon j’ai fait une pause au milieu du morceau, et la mélodie m’a pas quitté pendant la pause. Donc au moins c’est entêtant. Non, sérieux, le saxo bordélique donne un côté Roxy Music déglingué (Oh le mec qu’a tellement pas de références que Saxo = Roxy Music…)
Non sérieux ça passe plutôt bien dans l’ensemble. Ok, dernier titre… He would have laughed. I almost did. Sans moi pour l’instant. L’arpège de guitare tournant et les batteries qui se la jouent tribal très peu pour moi. « I get bored as I get older/ Can you help me figure this out ». Au moins, le premier album passé en revue m’offre une bonne façon de résumer ce qui me pousse à me lancer dans cette session. Cool.



Potentiel de réécoute : 20 % (Probablement une fois pour revérifier cet avis, et derrière un ou deux des titres que j’ai apprécié)
Titres marquants : Memory  Boy / Desire Lines / Coronado

(J'avoue: après avoir cherché cette vidéo et vu à quoi ils ressemblaient, ils ont perdus 20 points dans mon estimé. Une chance que j'aie pas vu ça AVANT d'écrire.)

mercredi 23 août 2017

P*tain, 105.

 Quand même, j’aimerais bien me remettre au blog, et tout…
-          Eh ben remets-y toi. Ecris un peu, publie des trucs. T’as toujours des théories dont tu me fais part, essaye de les mettre sur le papier, un peu.
-          Oui, mais je suis pas inspiré… Chaque fois que j’ai essayé de me remettre à écrire, des que je fais une pause, quand je relis ce que j’ai déjà tapé, je trouve ça nul…
-          Et ? Corrige le, redémarre, je sais pas. Et puis aussi, arrête de te mettre la pression à tenter des trucs trop lourds pour toi.
-          Comme ?
-          Ben à chaque fois que tu t’es vraiment mis à réécrire, tu te lançais dans des projets pas possible, à absolument vouloir en avoir genre 10 sous le coude avant de faire quoi que ce soit…
-          Ben oui, mais je vais pas annoncer une méga série si je sais que je vais pas tenir le coup
-          Mais qu’est ce que tu t’en fous de l’annoncer, même. T’as rien écrit en 4 ans, tu crois vraiment que c’est si important que ça de faire les choses bien ?
-          Alors, déjà, c’est pas vrai, j’ai publié un truc il y a moins de deux ans, ensuite… J’ai pas envie de publier un truc qui va pas être aimé.
-          Oh putain, monsieur à de l’égo à revendre. De deux choses l’une. Soit les gens te lisaient pas et te liront pas. Soit les gens te lisaient sont là et te liront soit non. Mais si tu leur dit que tu reviens ET QUE TU REVIENS (ne mens pas, je suis sur que tu as déjà fait du teasing à certains de tes lecteurs sans jamais vraiment le faire. Du set-up, du set-up, jamais de payoff. Comme Steven Moffat...
-          Comment oses-tu ?!
-          Ben j’ose parce que c’est vrai. Toi et ton blog ces dernières années, c’est autant de Name of the Doctor.
-          Je… Je n’ai pas les mots.
-          C’est parce que tu sais que j’ai raison. Tu sais quoi ? Tu veux écrire ? Ecris. Mais arrête de penser à écrire.
-          OK, OK, Mais sur quoi ?
-          Mais ce que tu veux. Tu t’es quasiment toujours limité à la musique. Juste écris, sur ce que tu veux, ou même sur rien. Et publie si tu veux, publie pas si tu veux pas. Juste gratte des trucs. De toutes façons, tu pourras pas t’empêcher de publier, t’as jamais écrit pour le plaisir d’écrire. T’écris parce que t’aimes faire marrer les gens et que ça lance des discussions que tu aimes avoir… Et aussi parce que tu t’emmerdais à ton boulot, je crois ? T’as arrêté d’écrire parce que t’avais plus de débats sans fin dans les commentaires, ni chez toi, ni chez les autres.
-          Oui, et puis surtout, j’arrive pas à retrouver ma verve des temps anciens.
-          Justement.
-          Justement quoi ?
-          Ta verve des temps anciens. Je pense que tout à la fois t’as pas conscience que ta verve était probablement pas aussi géniale que tu ne crois t’en souvenir, et que les temps anciens sont plus anciens que tu ne le pense. Genre, va jeter un œil au dernier article dont t’es fier dans ta tête, va le lire. Dis moi quel âge il a et ce que tu en penses à la relecture.

(…)
(C’est pour marquer une ellipse genre il se passe des trucs)
(Mais vous le saviez probablement)
(…)

Le roi, préparant probablement l'épisode qui n'expliquera rien du cliffhanger de l'épisode précédent. (Et surtout pas comment il s'échappe du timestream)

-          Ok. 7 ans et Joker.
-          Tu vois ?
-          Donc tu penses que…
Je pense que tu pourras probablement pas écrire mieux que ce que tu croyais avoir écrit. Mais probablement pas pire que ce que tu as écrit de par le passé non plus. N’oublie pas qu’un jour tu as publié un article parlant de « Marc Bolan de Roxy Music ». Tout ce que tu as à faire c’est d’arrêter d’essayer de publier un truc quand tu le juges « parfait ». Parce que ton parfait est très relatif, tu vois… Juste… te remettre dans le bain. Tu devrais bien à un moment trouver un truc pour t’inspirer. Et puis il est possible que t’aies rien écrit ces dernières années parce que t’as quasiment rien écouté de neuf ces dernières années.
Non, c’est pas vrai, j’ai écouté plein de trucs !
Ok. Si tu veux. Mais avoue un truc : Les Ty Segall et autres Warm Soda, t’as beau les apprécier, ils ne t’inspirent pas. C’est tout. Oui c’est super cool à voir en concert et il y a des bons titres, mais est-ce que ça t’as vraiment touché, fait ressentir un truc pour de vrai tout ça ? Qu’est ce qui t’as touché ces derniers années comme musique (vu que t’as l’air d’insister à t’en tenir à la musique…) ?
-          Ces dernières années… hum… Hey !
-          Quoi ?
-          Je viens de penser à un truc.
-          A quoi ?
-          Bon, écoute. Tu dis que j’ai rien écouté ces dernières années. C’est pas faux.  Du coup, peut-être faudrait-il que je rattrape ces… disons dix dernières années ?
-          Pourquoi dix ? A quoi tu penses ? Je sens que…
-          Et Thomas vient de finir de publier son top 100 des albums des dix dernières années, et du coup je pourrais les écouter et écrire dessus pour me donner un contexte… Ecrire pour écrire.
-          Ah, donc on repart sur l’idée d’une série que tu vas pas publier avant d’en avoir dix-huit sous le coude, un carcan que tu vas te coller et qui va te rendre malheureux en dix secondes et que tu vas laisser tomber aussitôt ?
-          Mais pourquoi cette négativité ?
-          Parce que t’as déjà perdu du temps à faire des listes et tout… T’en fais pas, je vois totalement le côté positif et inspirant du truc : ça va te forcer à écouter des trucs que t’aurais probablement jamais écouté autrement. Si tu prends la liste dans son ordre (donc à rebours), normalement tu devrais passer ton temps à découvrir des trucs de mieux en mieux. Et puis la liste est un top, donc t’auras pas à subir d’horreurs normalement.  T’as juste intérêt à t’y tenir, et à pas lâcher, et… Attends pas d’en avoir dix pour publier.
-          Et puis au moins cette fois je vais pas bloquer comme un con parce que je dois critiquer un album de Damien Saez.
-          Parce que dans tes concepts à la con d’avant…
-          Yep.
-          OK. Prévois des projets long terme si tu veux, mais n’en prépare plus jamais les listes toi-même.